Simplicité photographique volontaire à New York – Chapitre 2

Depuis toujours, je me fais l’apôtre de l’utilisation de la caméra compacte en voyage. Ces appareils sont maintenant si performants que, dans la plupart des situations, ils produisent des images d’une qualité s’approchant de celle d’un reflex, tout en pouvant se glisser dans une poche ou un petit sac.  Convaincu de mes dires, j’ai même une fois pris le risque de partir pour Mexico armé seulement de ma Canon PowerShot S90. Et j’ai été satisfait des photos que j’ai rapportées.

Mais l’achat de mon iPhone ainsi que l’utilisation de l’application Instagram ont peut-être réécrit quelques lignes de ma bible du photographe vertueux.

Pendant ma sabbatique, j’ai réalisé qu’on pouvait vraiment obtenir de belles images avec un téléphone intelligent. De jour, alors que la luminosité est suffisante, la qualité est très acceptable. Je n’aime pas la lumière de milieu de journée, qui est souvent trop dure et sans nuance. Alors, quitte à prendre des photos « ordinaires », aussi bien les reléguer à l’appareil le moins performant. C’est amplement suffisant pour des souvenirs des lieux visités. Malgré tout, j’ai toujours traîné avec moi une compacte. Les contraintes de mon dernier voyage m’ont amené à lui être infidèle pour une première fois.

Central Park, New York
Central Park, New York

Pour ma visite de cinq jours à New York, j’ai décidé de voyager léger. D’abord, je ne voulais pas m’encombrer d’un bagage enregistré. Mais aussi, mon avion atterrissait à 11 h du matin et mon Airbnb n’était disponible qu’à partir de 17 h. J’allais donc passer l’après-midi à visiter la Grosse Pomme. Il n’était pas question de me fatiguer avec un sac lourd pendant que je déambulerais sur la 5e avenue, de Grand Central à Chinatown.

J’ai donc établi un plan de match photographique : sortir mon iPhone 4 le jour et ma caméra hybride Olympus E-PL5 à lentilles interchangeables le soir et la nuit, et laisser à Montréal ma toute nouvelle compacte, si performante et dispendieuse : la Sony RX100. Let’s kill the middle man!

Métro de New York
Métro de New York

Apparemment, je ne suis pas le seul à laisser tomber les caméras compactes. Les fabricants comme Nikon et Canon perdent beaucoup d’argent, parce que les consommateurs délaissent ce segment de marché au profit des téléphones intelligents. Bientôt, on ne verra plus que deux types de touristes : ceux qui pointent un iPhone vers la Statue de la Liberté et ceux qui pointent un énorme reflex professionnel, tous les deux opérant en mode automatique, naturellement.

Encore une fois, je n’ai pas regretté ma décision (Je sais. Je suis génial. Je propose bientôt des conférences à 400 $ la tête.) Je suis bien content des clichés que j’ai pris avec mon iPhone de la très photogénique ville de New York. Jetez-y un coup d’œil puis décidez à votre tour si vous jetez ou non votre compacte.

Enfin, disons plutôt « Remiser ».

3 responses to Simplicité photographique volontaire à New York – Chapitre 2

  1. Pas vraiment d’accord sur le « Bientôt, on ne verra plus que deux types de touristes : ceux qui pointent un iPhone vers la Statue de la Liberté et ceux qui pointent un énorme reflex professionnel »
    Je pense effectivement que le touriste « de base » va continuer à utiliser son reflex, mais en revanche il y’a toute une niche de compacts à objectifs interchangeables ou non qui vont s’intercaler entre l’iPhone (ou pire, l’iPad, cette hérésie) et le DSLR.
    Moi perso je ne voyage plus qu’avec mon Ricoh GR. Et on pourra dire tout ce que l’on veut, une photo d’iPhone reste une photo de téléphone, à savoir une qualité d’image très très moyenne dont seuls les traitements internes permettent de sauver à peu près une photo.🙂

    • Comme mon commentaire était une blague sur les touristes de base, vous êtes donc totalement d’accord avec moi.😉 Et je suis tout à fait d’accord avec votre affirmation que les compactes « enthousiastes » et les hybrides seront une niches. Pour ce qui est des iPhones et cie, le mauvais rendu d’une photo causée par un mauvais capteur ou une mauvaise lentille n’ont jamais été une entrave au grand photographe pour réaliser de superbe photo. C’est le début de la photo moderne quand on a commencé à accepter que la photographie était plus que la simple documentation hyper-réaliste de la réalité. Mais il est vrai que certain type ou genre de photo sont impossible à réaliser avec un iPhone.

      • Tout à fait d’accord! Et puis bon, ne dit-on pas que le meilleur appareil photo est celui que l’on a sur soi? 🙂
        Il vaut mieux une photo de basse qualité à pas de photo du tout!🙂

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